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lundi 7 avril 2014

Calanques, le retour... ENFIN!!!

Ce fut long, pénible, agaçant, énervant, horripilant, ch.... et tout un tas d'autres qualificatifs décrivant une attente insupportable, mais c'est fini! La malédiction qui nous poursuivait depuis 2011 a pris fin cette année, non sans une dernière attaque les 15 et 16 mars date initialement prévue pour le week-end Calanques. Une semaine plus tard le rêve s'est réalisé. Après 3 années qui nous avaient vus annuler le week-end pour cause de météo contraire, les albenassiens étaient de retour dans le plus beau spot de grimpe du monde!

C'est toujours aussi beau...
Baston chez Poséidon!
C'est le nom d'une superbe voie à Castelviel mais c'est surtout ce que nous avons connu samedi! Vent d'est violent nous obligeant à chercher un site abrité... enfin, un peu moins venté que les autres.
Direction le secteur du dièdre Guem sur le côté ouest du bec de Sormiou. Au programme grandes voies faciles sur un rocher superbe et juste au-dessus de la mer, bien agitée! Découverte des grandes voies pour les ados encadrés par Julien et Pierre et escalade sans stress pour les autres. De quoi valider pour certains les apprentissages des relais, rappels et autres manip spécifiques à la grande voie. Belle journée face au large! Voies parcourues, en vrac (la liste par les parcours!): Melody, Dièdre Guem, Pop psych.

Aurélie à Sormiou. Coupe-vent apprécié!
Je vous passe les détails du repas  de samedi soir, au Flunch de Gémenos, où nous avons pillé le buffet de légumes, pâtes et frites à volonté, pour passer directement à la journée du dimanche.

Gaz à l'étage!
 
Direction le secteur de la Concave. Parfaitement abrité du vent d'est toujours vaillant le dimanche matin, ce secteur offre des voies d'une autre ampleur que la veille et dans une ambiance moins marine mais plus gazeuse.
Vous avez le droit d'être jaloux de mes secondes de cordée!
Les ados se sont partagés entre la magnifique et historique Voie de la Concave au cheminement étonnant, sous puis à côté, de l'énorme surplomb de la Concave (35 mètres d'avancé!) et Requiem au tracé plus classique mais très aérienne. Pour les "vieux" deux flèches: une avec Jean-Paul et Didier, piloté de main de maitre par Sylvain dans le superbe pilier de Le bonheur est dans le cap et l'autre, avec Chantal et Aurélie, sous ma (lourde) responsabilité dans une voie anonyme mais néanmoins superbe. Nous avons pu, une fois sortis des nos voies respectives admirer deux cordées en train de batailler dans la très dure mais fantastique (c'est ce qu'on m'a dit, mon niveau ne me permettant pour le moment pas d'aller vérifier) et bien-nommée Au-delà de la verticale, qui remonte en son centre le plus gros surplomb du monde (en non-Marseillais vous remplacez "monde" par "Calanques"). Impressionnant!!! 

Cherchez bien: y a Julien et des ados quelque part dans la face!
Le retour par le col de la gineste et ses superbes panoramas a conclu de belle façon ce week-end magnifique.
Rendez-vous l'an prochain!
Pierre
Après l'effort... et avant le retour vers la civilisation.

mercredi 19 mars 2014

Week-end Calanques reporté d'une semaine

Le week-end calanques est repoussé d'une semaine en raison des prévisions météo pas très encourageantes. Rendez-vous donc les 29 et 30 mars

Merci de vous (ré)inscrire via le bulletin d'inscription .

Réunion de préparation mardi 25 à 19h45 au LAOS.

jeudi 25 avril 2013

Week-end calanques annulé

C'est la poisse!
Prévision météo de M.....!
On annule donc le week-end. RDV la saison prochaine!

mardi 9 avril 2013

Week-end calanques fixé... et sorties du mardi soir

Le week-end calanques et donc fixé au 28 et 29 avril. Mêmes conditions que prévu initialement, en espérant du soleil! Inscriptions ouvertes via la photo à droite.


Le programme des sorties extérieures du mardi et du jeudi est également en ligne en cliquant sur ce lien.

Bonne grimpe sous le soleil... enfin dès qu'il voudra bien se pointer!

samedi 9 mars 2013

Printemps avant l'heure à Buis les Baronnies

La dernière sortie en date a eu lieu à Buis les Baronnies il y a peu. Plus précisément au rocher Saint-Julien. Pour ceux qui l'igrorent Saint Julien est le patron des... En fait j'en sais rien, et puis on s'en fout un peu non?

Revenons à nos grimpeurs z'et grimpeuses (ça a son importance, vous allez voir). Donc une bonne douzaine (plus ou moins, j'y étais pas) se sont retrouvés pour cette sortie sur une rocher toujours aussi beau et qui, à chaque fois, vous donne l'impression que l'hiver est fini. La preuve:

T-shirt pour tout le monde...

... pendant qu'en face on peut skier sur le Ventoux!


D'après les participants pas d'anecdote croustillante à raconter, mais quand même deux faits marquants:

- Didier, agacé par la présence de grimpeurs non ardéchois (c'est vrai quoi! Foutent quoi là?!) a édcide jouer à la bataille navale à l'ancienne: un bon bloc sur la tronche! Heureusement plus de peur que de mal et aucun blessé à déplorer. L'occasion de rappeler que même sur une falaise équipée, nettoyée, fréquentée depuis très longtemps, on n'est pas à l'abri d'un bloc qui ne demande qu'à partir. Alors soyez prudents!!!


Où sont les filles?
Autre phénomène inexplicable: personne, dans la gente masculine pourtant fort nombreuse, n'a souhaité grimper avec Chantal (pourtant très agréable compagne de cordée, croyez en un spécialiste) et Katie. Pas fort les mecs! Message personnel aux filles: dans les calanques je serai là!!! 

Voila! Comme je n'étais pas là et que les participants n'ont pas voulu se coller le compte-rendu, il faudra vous contenter de ça.

Prochaine sortie: le week-end mythique dans les calanques les 23 et 24 mars! Les absents auront tort!

jeudi 3 mai 2012

Sortie dimanche

N'oubliez pas la sortie dimanche 6 mai... si la météo le permet, et c'est pas gagné! 
Mais soyons résolument optimistes!
Alors RDV à 8h30 Terre de Millet. Direction les Gorges de l'Ardèche pour de la couenne ou de la grande voie selon les participants, l'humeur, l'envie... et le temps.


... et très bientôt le planning des sorties 2012-2013. Vous avez bien lu! Il est en préparation et vous allez y trouver des inédits. Surveillez le blog!

Bonne grimpe!

lundi 23 avril 2012

Il était une voie... (7)

Un an! Eh oui! Un an que vous n'avez pas eu de chronique "Il était une voie...". La faute à la flemme,au boulot (des journées sur un ordi... pas toujours envie de remettre ça le soir!), au soleil qui m'attire dehors... 
Mais il fallait remettre le couvert, sous peine de voir les amoureux des grandes voies manifester devant le siège du club. C'est donc reparti!

A vos rappels, dégaines et barres de céréales! Un petit bijou vous tend les bras. "Oui, mais où il est ce petit bijou?" me diront les impatients! Ca vient! Ca vient!

Après les Calanques, le Verdon, les gorges de l'Ardèche, Ailefroide... cette fois on prend un peu d'altitude. Direction les Hautes Alpes et plus précisément les Cerces.

La barre des Ecrins, la Meige...Y a pire comme cadre non?
Pour ceux qui ont séché les cours de géo, le massif des Cerces se trouve à votre gauche quand vous descendez du col du Galibier ou Lautaret en direction de Briançon. Vous situez?
Si vous avez déjà emprunté cette route, vous avez certainement remarqué ces belles parois de calcaire gris/jaune, au pied desquelles se trouvent des éboulis peu engageants. Peu de végétation, un paysage parfois lunaire, du soleil très souvent... Eh bien ce massif est un paradis pour le grimpeur, et ce quel que soit son niveau! Il vous offre une multitude de voies sur un rocher souvent excellent et dans un site splendide.
La difficulté était de choisir quelle voie vous donner envie de faire. Après une hésitation d'au moins 5... secondes, le choix s'est imposé de lui même: A nous la belle vie! située sur la Tête de Colombe
La voie est sur le pilier de droite et c'est plus raide qu'il y parait!
Pourquoi cette voie? Le nom d'abord, prometteur. L'accès ensuite, pas compliqué et très agréable. Le cadre: un panorama 5 étoiles sur le massif des écrins. Le caillou: superbe!. L'itinéraire: magnifique et aérien. La difficulté: raisonnable. L'équipement: béton!

Avouez que ça fait suffisamment de bonnes raisons pour aller voir de près à quoi ça ressemble, non?
Dans le dièdre de L4. Un 6a splendide!
Quelques indications qui ont leur importance: niveau 5c/6a plutôt soutenu. On est en altitude (3022m au sommet) alors il peut faire frais. La voie est orientée sud-est, donc au soleil le matin, à partir de 10h00 environ en été. La descente en rappel est très nettement préférable à la descente à pied dans un couloir plutôt pourrave, même si elle nécessite quelques précautions, notamment pour aller chercher l'ancrage du 3ème rappel (s'encorder impérativement pour éviter un saut qui serait le dernier). Rappel de 2X50m OBLIGATOIRE!!!

Au début de L10. C'est pas dur mais très beau.
Cette voie fait 350m sur 11 longueurs dont certaines sont majeures! Si vous passez dans le coin allez-y sans aucune hésitation et... à vous la belle vie!!!

Comme d'habitude, pour tous les détails (accès, cotations, descente...) voir le topo

PS: Histoire que la journée soit encore plus belle, peut-être aurez-vous la chance, comme nous, de tomber sur des chamois au premier relais! Toujours aussi magique ce genre de rencontre... à condition qu'ils veuillent vous laisser la place!;-)

Le locataire de R1. Plutôt sympathique
Bonnes grandes voies


Pierre

mardi 21 février 2012

Le rocher Saint-Julien: un parad'hiver

Dimanche 19 février - 7 h30 - Terre de Millet

Première surprise: le président est à l'heure! Ca, c'est quelque chose que je n'essaierai pas d'expliquer, parce que c'est inexplicable. Il est resté à l'heure d'été, madame l'a envoyé acheter des croissants, il s'est trompé d'heure... On ne saura jamais! C'est la définition même d'un miracle. Toujours est-il qu'il est là!
Deuxième surprise: on est pas nombreux. Bon, vous me direz que c'est la qualité qui compte et pas le nombre. On est bien d'accord. Mais quand même, 6 personnes (sur un club de 120 adhérents) pour une journée au soleil sur une falaise superbe, c'est peu!  Tant pis pour les absents!

Je vous le dis: soleil et falaise superbe!
Au moins on est un nombre pair pour les cordées et (miracle!) il n'y a pas que des mecs! Mais on l'a échappé belle. Merci Chantal!!!
Je vous passe les péripéties entre Aubenas et le pied de la falaise (Président qui supporte mal la voiture, Jean-Paul qui démonte le mobilier du bar...) mais nous finissons pas arriver à pied d'œuvre.

Rocher Saint-Julien: 10H15.  

La constitution des cordées: un moment toujours délicat et là d'autant plus que tous les z'hommes veulent grimper avec Chantal. Finalement, après 12 duels au bras de fer, un concours de pompes, une épreuve de lancer de dégaine avec les oreilles et le challenge du meilleur sandwich Jambon de pays/magnésie c'est Abel qui a eu l'insigne honneur de partager sa corde avec elle.

Et c'était parti pour une journée de grimpe idéale: soleil omniprésent, température parfaite pour grimper, rocher superbe, la falaise rien que pour nous... Tout le monde s'est régalé dans des voies magnifiques, parfois plus exigeantes que la cotation ne le laisse supposer, et dans lesquelles l'équipement est très costaud mais parfois aéré.

Olivier dans L1 des Cigales. 6a+
Dominique et Jean-Paul au début de L2 de Bibus
 Voies parcourues entre autres:
  • Bibus
  • Le nez
  • La Tourniayre
  • Les Cigales
  • La Bouscaude
  • La directissime
  • .../...
A la fin de la journée, une remarque revenait souvent: dommage que cette falaise ne soit pas plus près de chez nous. Et c'est vrai que ce serait chouette qu'on puisse la rapprocher un peu. Malgré tout la distance reste acceptable et la grimpe mérite vraiment le déplacement. On risque donc d'y retourner (plus nombreux, espérons-le!) la saison prochaine.

Les absents ont vraiment eu tort! Olivier se régale dans L2 des Cigales
D'ici là n'oubliez pas le prochain RDV d'ARDESCA: Les Calanques les 17 et 18 mars. Quelque chose me fait dire qu'il y aura peut-être plus de monde;-) Alors inscrivez-vous sans attendre le dernier moment.

mercredi 4 mai 2011

Danger!!!

Un petit rappel sur un point de sécurité.

Il vous est déjà certainement arrivé, notamment si vous grimpez en grandes voies, de trouver à un relais une sangle (ou une cordelette) laissée à demeure dans une plaquette ou un scellement. 
En relais de voies dites "sportives", c'est à dire équipées béton avec deux points fiables à chaque relais, ces "pendouilles" ne servent bien souvent à rien. Pire, elles peuvent présenter un risque réel. 

A force d'être ballottées au gré du vent, d'être sollicitées par des grimpeurs qui se longent dessus, martyrisées par ceux (plus prudents) qui clippent directement le point en les écrasant (à condition que leur présence ne gêne pas le passage d'un mousqueton), cuites par le soleil, lessivées par la pluie, rongées par les oiseaux ou les grimpeurs affamées... elles s'usent, se coupent, perdent leur résistance. En clair elles sont DANGEREUSES! 
Donc ne vous fiez pas à ces vestiges mortifères! Clippez directement les points. Mieux, si vous avez de quoi le faire: coupez les et mettez les dans votre poche. Ça évitera peut-être un accident à l'un de vos successeurs. 

A titre d'illustration cette photo d'une sangle, totalement inutile, récupérée il y a quelques jours au deuxième relais du pilier d'Autridge. Passée directement dans une plaquette, elle était entamée sur un tiers de sa largeur. Je vous laisse imaginer ce qui peut se passer en cas de choc dessus!

Attention: Il y a parfois aussi des sangles ou anneaux de cordes qui peuvent avoir une utilité: relier deux points sur une ligne de rappel, relais sur un arbre... Parfait! Mais pour ceux là aussi PRUDENCE!!! Vérifiez leur état avant de vous pendre dessus. Et n'hésitez pas à renforcer ce qui doit l'être. 

Une règle d'or doit s'appliquer dans tous les cas: ne JAMAIS faire une confiance aveugle à des sangles, cordelettes ou autres bouts de ficelles en place. Si vous avez un doute sur une amarrage de rappel par exemple, mieux vaut laisser une sangle que votre peau! Et si vous avez un couteau ne vous gênez pas pour débarasser la falaise de ces tas de nouilles moisies, dangereuses et très moches. Bon... vous les balancez pas en bas hein! Dans la poche ou le sac et poubelle à la maison! La nature vous remerciera.
Petit rappel de ce qu'il faut avoir en grande voie pour les nouveaux ou les distraits.

"Un bon grimpeur est un grimpeur vivant!"

Pierre

jeudi 21 avril 2011

Il était une voie... (6)

Nous voila de retour pour une nouvelle grande voie. Avouez que ça vous manquait. Non?! Tant pis... en v'la quand même une autre.
Je vous avais promis une voie un peu originale et pour ça retour dans les calanques, dans la foulée du plus célèbre grimpeur de sa génération. "Sur les traces de Gaston" est le nom de ce petit bijou.
Petit quizz
Il s'agit de Gaston:
1. Lagaffe
2. Deferre
3. Rébuffat
Le gagnant sera tiré au sort parmi les bonnes réponses mais ne gagne rien.

Mais revenons à la grimpe.
Première particularité de cette voie: sa localisation. 
Elle se trouve sur l'aiguille de l'Eissadon, magnifique pyramide de calcaire blanc à l'entrée du non moins magnifique cirque du Devenson. Cette aiguille est une quasi île (oui... je sais... on dit une presqu'île mais "quasi île" ça me plait plus!;-)) reliée à la côte par un étroit tas de cailloux - plutôt pourri d'ailleurs - et d'une beauté vraiment exceptionnelle. Voyez plutôt:
L'aiguille vue depuis Et la mer profonde et bleue. La voie traverse vers la gauche, au raz de l'eau, passe dans la face qui regarde le large et monte au sommet de l'aiguille.
Deuxième particularité: le profil de l'itinéraire, qui associe traversée caractéristique des calanques et escalade plus traditionnelle (c'est à dire de bas en haut). 
La première moitié de la voie se déroule plus ou moins à l'horizontale, dans une ambiance et un style ressemblant beaucoup à ce qu'on trouve dans la traversée de la Commune, au socle de la Candelle. 
Traversée dans une ambiance très marine.
Un niveau de difficulté raisonnable(5c max) avec quelques pas un peu rigolos, notamment pour traverser le chenal qui transperce l'aiguille de part en part. A ce sujet il est impératif que la mer soit calme pour faire cette voie. Danger de noyade en cas de forte houle!!! Contrepartie intéressante, en été vous pourrez vous baigner à certains relais. La classe non?

Le chenal. Brrrrrrrrr!!!

L1. Juste avant la traversée du chenal


Encore un petit enjambement au dessus de la flotte. Il faut bien viser!
La seconde partie aboutit au sommet de l'aiguille, une centaine de mètre au dessus des flots, après un parcours très astucieux et particulièrement esthétique. En effet après avoir traversé le chenal au plus près des vagues dans la partie "à gauche toute" de la voie, il faut retraverser ce même chenal, mais cette fois en passant par le plafond! Rassurez vous: on ne passe dans le plafond, mais sur son bord extérieur. C'est pas très difficile, mais l'ambiance est bien présente et les quelques passages de rocher un peu chipseux (spécialité locale: on aime ou on aime pas!) incitent à la vigilance. L'équipement béton et rapproché permet malgré tout d'y aller serein. 
Le chenal depuis le relais au bord du plafond. Passage dans les chips. Miam! Miam!
Une fois passé ce passage un peu austère mais vraiment superbe (en faisant gaffe à ne pas jouer à la bataille navale sur les kayakistes qui fréquentent aussi le chenal. "K2: touché! C1: Coulé!"), il ne reste plus qu'à gravir le mur final: 50 bons mètres de pur bonheur avec un rocher fabuleux truffé de bacs! On aimerait que ça ne s'arrête jamais!


Dans le dernier mur
Une fois que vous aurez terminé la voie, admiré le cadre depuis le sommet, bisé votre compagnon(ne)de cordée ... il ne vous restera plus qu'à descendre en deux rappels de 45 mètres, en faisant gaffe aux chutes de pierres possibles dans le second rappel.
Depuis le pied de l'aiguille, trois possibilités s'offrent à vous pour rejoindre le col de l'Eissadon:
  • Remonter à pied. C'est le plus rapide mais le moins sympa
  • Grimper L'Eperon W de l'Eissadon. Voie historique en terrain d'aventure. Esthétique et pas trop dure
  • Grimper Au tréfonds du passé, très belle voie qui se déroule sur le pilier qui se situe à votre gauche quand vous regardez la mer. Beau calcaire blanc à gouttes d'eau. Un peu plus soutenue dans la difficulté. Personnellement c'est l'option que je trouve la plus chouette, en sortant par Et la mer profonde et bleue (à droite à R4), la dernière longueur étant peu intéressante et en rocher très très très moyen.
Pour ceux que l'aventure intéresse le topo de la voie.

Bonne grimpe
Pierre

dimanche 27 février 2011

Il était une voie... (5)

Nous revoilà pour une nouvelle découverte.
Retour au calcaire après une escapade sur le granit de l'Oisans. Et quel calcaire! Peut-être le plus beau, le plus compact, le "plus tout" du monde et même d'ailleurs: celui des gorges du Verdon! La Mecque du grimpeur, le royaume du vide qui prend aux tripes, le terrain de jeu des vautours fauves qui vous toisent avec une certaine condescendance (on le sait peu, mais le vautour est condescendant. Si! Si! Je vous assure!). Bref un paradis que tout grimpeur doit avoir fréquenté au moins une fois dans sa vie.
Comme "plus c'est long... plus c'est long!", ce n'est pas une voie, mesdames, messieurs, nooooooooooooooooon! mais deux voies que vous allez (re)découvrir (Le "re" c'est pour les ceusses qui les auraient déjà faites, les veinards!).

Alors en route pour un enchaînement à réserver aux journées suffisamment longues elles aussi, avec deux voies sublimes, à consommer sans modération: Série limitée, à la paroi du Duc et sa voisine d'en face, L'empreinte des millénaires au début de la paroi de l'Escalès.

La tyrolienne qui permet de traverser le Verdon
L'idée d'enchaîner ces deux voies n'est pas de moi. Ma dinguerie a ses limites!;-) La veille, après moult hésitations, plongés dans les topos, je vois les yeux de mon ami Yo (grand spécialiste du Verdon et des Calanques réunis) qui se mettent à clignoter, ses oreilles qui frétillent et sa barbe qui frise: "Si on enchaînait Série limitée et l'Empreinte des millénaires? Ce serait chouette non?!". Je me dis:"Il est tard, il est fatigué... il ne sait plus ce qu'il dit." Mais bon... je suis invité alors poliment (mais timidement) je réponds: "Si tu veux". Erreur fatale!!! Réveil 6H00 (déjà ça c'est pas raisonnable! Il pourrait pas habiter sur place!?) et début d'une longue journée. Départ du parking 8H00. Retour au parking 12 heures plus tard. Vous avez bien lu: 12 heures!!! La moitié de 24 heures, avec un baudrier sur les fesses, pour 18 longueurs d'escalade (soit 510 mètres de caillou), 8 rappels, deux traversées du Verdon sur une tyrolienne et un peu de marche, sans oublier de manger un sandwich entre les deux voies. A titre indicatif nous avons mis 4h00 pour faire "Série limitée" et 4H15 pour "l'Empreinte des millénaires", en grimpant en réversible.

Première longueur (superbe!) de la journée... Après celle-là il n'en reste que 17!
 
L6 de Série limitée. Des gouttes d'eau de rêve!
Sans entrer dans le détail des itinéraires (pour ça, voir le topo de la première et celui de la deuxième) vous devez juste savoir que ces deux voies sont absolument magnifiques! Le rocher est exceptionnel partout et la grimpe fantastique, dans l'ambiance toujours magique du Verdon, même si le vide est un peu moins présent que dans d'autres secteurs. 

La fin du printemps ou le début de l'automne sont les périodes les plus propices, les températures étant idéales. La paroi du Duc, sur laquelle se déroule "Série limitée" résurge assez longtemps après des pluies. L'enchaînement peut se faire dans n'importe quel ordre, mais l'itinéraire présenté ici est le plus logique en terme de déplacement et permet de grimper quasiment tout le temps à l'ombre ce qui est appréciable compte tenu du nombre de longueurs. 

L'ambiance devient sympa dans L5 de l'Empreinte des millénaires!
Dernier détail pratique: pour accéder (et en revenir, si tout va bien) à l'Empreinte des millénaires, on emprunte des tunnels sombres et angoissants. Une frontale n'est donc pas inutile.

Pour notre prochain voyage vertical, j'essaie de vous trouver quelque chose d'original. Mais si vous en avez marre vous me le dites!

D'ici là grimpez!!!

Pierre

PS: Si quelqu'un peut me dire combien ça fait de prises à tenir, 510 mètres d'escalade, la bière est pour moi!

samedi 5 février 2011

Quel matériel prendre en grande voie?

Vous avez lu les différents "Il était une voie..." et cette fois c'est décidé: vous partez en grande voie! Mais un doute vous habite: quel matos dois-je prendre?
Pas de panique! Le Blog à nous est là pour tout vous dire.


Précision préalable: on va parler dans cet article uniquement du matériel nécessaire pour une voie équipée entièrement. Le terrain d'aventure est un autre sujet. Autre précision, si vous avez des années de pratique de la grande voie, cet article risque de ne pas vous apprendre grand chose. Vous êtes autorisé à ne pas le lire;-).


Alors allons y!


Je pars du principe que vous n'oublierez pas le baudrier confortable (avec longe!) et les chaussons, eux aussi confortables (C'est parfois long une grande voie!) dont vous ne pourrez de toute façon pas vous passer.


> Une corde à double ou corde de rappel.
Indispensable pour plusieurs raisons.
1. Elle permet de descendre en rappel. Ce n'est pas toujours obligatoire puisque de nombreuses grandes voies ne nécessitent de rappel ni pour l'accès ni pour le retour, mais en cas de souci dans la voie (changement de temps, problème technique ou coup de fatigue...) c'est une sécurité dont on ne peut pas se passer.
2. Autre utilité: la gestion du tirage. Il n'est pas rare que l'itinéraire zigzague et si vous pouvez alterner le mousquetonnage des brins, vous risquez moins de vous trouver à tirer un âne mort!  Essayez: vous verrez que c'est fatigant!
3. Si vous abîmez un brin (chute de pierre, choc sur une arête...) il vous en reste toujours un intact. 


La longueur idéale est 2X50 mètres. Un seul brin ou deux brins séparés... il y a deux écoles, chaque système ayant ses défenseurs. Moi j'ai opté pour deux brins mais bon... chacun voit.


> Les dégaines
Leur nombre peut varier, mais avec 16 vous devez en principe passer partout. Prévoir d'en avoir 3 ou 4 plus longues (voire réglables avec des anneaux de sangles) pour gérer le tirage (voir ci-dessus).


> Un assureur / descendeur
Là aussi deux écoles s'affrontent: un appareil qui fait les deux ou deux engins. Perso je suis un adepte de l'ATC Guide qui sert à assurer un leader, un second depuis le relais (système autobloquant) et à descendre en rappel. Le Reverso et d'autres font le même usage. Mais il y a aussi l'option huit (pour descendre et assurer un leader) + plaquette pour assurer le second en autobloquant. Faite vos choix! 


> Un système autobloquant: ficelou pour faire un noeud de prussik (ou un machard) ou bien un Shunt. C'est comme vous préférez mais l'idéal étant d'avoir deux systèmes (deux Shunts c'est lourd et cher). Il faut en effet être capable de remonter sur la corde en cas de besoin (rappel coincé, relais de descente sauté...).


> Deux anneaux de sangle (120 cm) que vous portez en anneau de buste ou rangés au baudrier. Ils peuvent servir à faire un relais sur un arbre, une pédale dans un passage délicat, aider votre second un peu juste dans un pas...


> Deux mousquetons à vis (en plus de celui de votre système d'assurage/descendeur). Ils permettent notamment d'installer des relais sûrs.


> Un petit sac à dos avec de quoi boire, de quoi manger et un coupe-vent/polaire. Une grande voie, comme son nom l'indique, va vous prendre du temps. Compter une demi heure minimum par longueur dans une voie bien à votre niveau, que vous ne connaissez pas. Il faut donc avoir de quoi faire tourner le moteur;-)) Une frontale au fond du sac peut toujours servir.  


> En option:  un jeu de petits coinceurs câblés peut rendre service, à condition de savoir les poser...  et bien évidemment: l'indispensable, obligatoire, incontournable CASQUE!!! OK! Il y a des modèles plus confortables maintenant;-)).

ATTENTION!: un apprentissage est nécessaire avant de se lancer en grand voie. Si vous n'avez jamais posé vos chaussons au delà du premier relais rencontré, faites vous accompagner par quelqu'un d'expérimenté. Ca vous évitera des galères toujours désagréables, voire dangereuses. Les sorties du club (calanques, gorges de l'Ardèche...) sont là pour ça. Installer un relais confortable et sûr, installer un mouflage pour aider son second... tout ça s'apprend.


Au-delà des contraintes de matériels l'un des éléments clés de la sécurité est la capacité à grimper sans perdre de temps. Il est donc nécessaire:
1. De choisir des itinéraires à votre niveau et gardez vous de la marge: un 6a en couenne à 15 mètres du sol entre deux pauses casse-croûte et un 6a à 250 mètres du sol avec 3 ou 4 heures de grimpe dans les bras, le soleil qui chauffe ou le froid qui tombe, ben... c'est pas la même chose!
2. De parfaitement maîtriser l'installation des relais (perdre 5 minutes par relais quand il y en a une douzaine, faites le calcul).
3. D'éviter les sacs de nœuds avec les cordes;-)).


Dernière chose: pensez à potasser le topo avant de partir, aussi bien pour l'itinéraire lui-même que pour l'accès et le retour, parfois pas si simples.


Une fois toutes ces précautions prises et votre sortie bien préparée, à vous la grimpe plus haut que les avions...




... les relais qui font mal aux genoux...




... et les rappels démoniaques!


Bonne grimpe!
Pierre

Il était une voie... (4)

Ca faisait longtemps non?;-))
Bref, longtemps ou pas, voila une nouvelle petite (enfin, en l'occurrence "petite" n'est pas vraiment l'adjectif approprié) perle à mettre sous vos chaussons avides de grattonages aléatoires et de prises trop rondes.
Après les gorges de l'Ardèche, les calanques et les presque calanques, changement complet de décors et de style. Finis les chênes verts, les buis, le calcaires et ses gouttes d'eau, les réglettes bien crochetantes ou les galets. Bienvenue au royaume des mélèzes, des rondeurs et de l'adhérence du granit Haut-Alpin. Direction Ailefroide et ses dalles  lisses... mais lisses... que même les mouches glissent. Et c'est bien connu "mouche qui glisse, grimpeur qui zippe!"

Mais avant de parler de la voie, il faut dire quelques mots d'un endroit unique: LE camping d'Ailefroide! Si vous aimez les alignements de bungalows, les soirées Miss t-shirt mouillé et les karaokés endiablés passez votre chemin! Mais si vous êtes adepte de l'ambiance toile de tente et feu de bois, le tout dans un site grandiose vous allez vous retrouver au paradis! On se pose où on veut dans les mélèzes ou dans une immense prairie et, bonheur suprême, on ne touche plus la voiture. Toutes les voies sont dans un rayon de 30 minutes max à pied et toutes les orientations sont possibles. Ombre ou soleil, à vous de décider. Vous pouvez même surveiller votre tente depuis les relais de pas mal d'itinéraires. Et si, après 500 mètres (si! si! il y a des voies de 500 mètres!) de grimpe, vous avez encore des fourmis dans les doigts vous pouvez faire du bloc ou de la couenne à portée de capsule de bière (excellente la bière d'ailleurs)!

Classe comme coin non?
Mais revenons à notre voie. J'ai longtemps hésité avant de choisir de laquelle vous parler, tant les beaux itinéraires sont nombreux dans cette vallée. Finalement j'ai opté pour La vie devant soi. Joli nom isn't it?!
Le topo de Cambon (indispensable pour grimper à Ailefroide) dit: "Voie très esthétique avec des passages le plus souvent en dalle; le plus dur est situé tout en haut". Tout est vrai!
Cette voie est effectivement très esthétique. C'est rarement vertical (et heureusement parce que vu la morphologie des dalles... bonjour l'angoisse!) mais quand vous arrivez au sommet et que vous avez 350 mètres de dalles lisses sous les chaussons il y a vraiment une belle ambiance. Jugez plutôt:

Le début des rappels de descente (pléonasme!)
Une fois passée la première longueur, plutôt verticale et athlétique (c'est plus facile par la droite au milieu de la longueur... n'est-ce pas Yvan?;-)), vous entrez dans un univers de dalles incroyables de compacité.

L2: plus que 320 mètres de dalles!
A part L6, avec un petit surplomb qui réveille et L8 et sa fissure bien à bras, le reste est de l'escalade typique du coin: adhérences, petites bossettes et réglettes fuyantes. Ayez confiance dans vos pieds: ça tient!!! 13 longueurs de pur bonheur! L'équipement est excellent sur goujons et plaquettes. Aucun souci de ce côté là non plus. Au final l'escalade n'est jamais vraiment athlétique, mais gardez quand même du jus pour la fin! L12 (6b) et L13 (6b+), les plus dures de la voie, sont bien finaudes et il faut rester concentré. La preuve:

Concentré dans L12

De plus en plus concentré toujours dans L12!
Voila. Une nouvelle à ajouter dans votre liste. Si vous allez à Ailefroide, vous devez aussi faire Rivière kwaï et son pont très spécial, Achtung! Big copieur is watching you! qui ne paye pas de mine mais qui est très belle, Marche au supplice et ses traversées bien fines, ou bien les 450 mètres de Et on tuera tous les affreux avec des dalles d'anthologie mais pas que ça, ou encore Voyage en catimini et sa descente en rappels souvenirogène, sans oublier Dérive gauche de fadas adroits, toute en traversée sur du rocher complètement noir... et plein d'autres qui méritent le voyage. De quoi occuper de nombreux séjours dans cet endroit magique.

Comme d'habitude, pour les détails se reporter au topo.

Dernières précisions utiles: la voie est orientée SE et prend donc vite le soleil le matin. Ca chauffe assez rapidement, mais il y a souvent un peu d'air. N'oubliez pas que vous êtes en montagne (Le sommet de la voie est à 2200 mètres) et que la météo change rapidement.
Enfin, de façon générale, sur ce type de voie où les pieds sont très sollicités, il est important de ne pas souffrir dans vos chaussons sous peine de vivre l'enfer. CQFD.

Pierre

jeudi 6 janvier 2011

Il était une voie... (3)

Et c'est parti pour une troisième grande voie digne d'intérêt (Enfin... ça c'est moi qui le dit. C'est forcement subjectif comme appréciation, mais c'est un avis que je partage, alors faites moi confiance!).

On reste au bord de la mer mais on quitte les Calanques, pour aller, quelques kilomètres à l'est, sur les falaises du cap Canaille entre Cassis et La Ciotat. Cette paroi est... comment vous dire ça... étrange!
Le rocher est assez déroutant. Je devrais plutôt dire "les" rochers. En effet il n'y a pas moins de trois types de caillou sur une seule voie. Une tranche napolitaine de 250 mètres de haut. Bon appétit!
D'ailleurs, parfois on se demande si la construction est terminée. En fait soyez rassurés, dans cette voie tout est bien à sa place et semble vouloir y rester.
La voie s'appelle Galéjade. Et elle porte bien son nom! Une drôle de plaisanterie que cet itinéraire superbe, (très) aérien, astucieux et qui ne se laisse pas franchir en rigolant!

Le premier tiers est constitué d'une sorte de grés sablonneux et présente une escalade très athlétique sur des strates très raides, voire un peu déversantes et offrant essentiellement des prises plates. Ca chauffe les avants-bras d'entrée de jeu, même si la cotation du départ reste dans le raisonnable.
Ensuite on arrive à la couche du milieu: un calcaire gréseux (je suis pas géologue, alors excusez mes appellations pas nécessairement scientifiques) très blanc... mais pas riche en prises. Il faut zigzaguer, traverser... d'une fissure à une zone de trous et c'est toujours très vertical, voire un peu plus. Sur ces deux couches, le rocher vous offrira des formes étonnantes. Jugez plutôt:

Ca se grimpe ça?!
Puis vient l'étage supérieur, la cerise sur le gâteau! Enfin c'est surtout le noyau de la cerise: dur à digérer! Du conglomérat! Pour ceux qui ne connaissent pas, c'est des galets (jade.. vous suivez?) de toutes tailles (et de toutes rondeurs!) enchâssés dans ce qui ressemble à du mortier grossier. Deux questions viennent immédiatement à l'esprit du grimpeur ardéchois et donc rationnel, à ce moment là:
1. Comment ça tient ce truc? Parce qu'il parait que ça tient. Si! Si! Je vous le dis! Bon... si un galet part, ça fait une prise en creux nettement meilleure. Une belle consolation si vous arrachez un de ces jolis cailloux non?
2. Comment tenir ces prises toutes aussi rondes et fuyantes les unes que les autres?

Une fois que vous aurez éliminé la première de votre esprit et trouvé la réponse à la seconde, les 3 longueurs dans ce rocher vous laisseront à coup sûr des souvenirs impérissables. La raideur et le gaz omniprésent contribueront un peu plus à l'ambiance, d'autant que la difficulté est conséquente. Le 7 vous tend (ou plutôt vous étire) les bras.
Gaz et galets: cocktail explosif dans l'avant-dernière longueur!
Le franchissement du toit de sortie termine de belle façon (grosse ambiance!) cet itinéraire splendide.
Ca fracasse bien les bras en fin de voie!
En conclusion il faut au moins une fois aller tâter de ce rocher extraordinaire. Ca ne ressemble à rien de ce que nous connaissons en Ardèche et l'ambiance est vraiment fantastique. Mais si vous avez peur du vide et ne jurez que par de la goutte d'eau bien crochetante et de la bonne grosse écaille rassurante, cette voie n'est pas pour vous!
On est pas bien là?
Vous pouvez alors vous asseoir au bord de ce toit (assurez vous quand même au cas où. Y a pas loin de 400 mètres entre votre postérieur et la mer!) et savourer ce moment de zenitude intense.
Le topo est à cette adresse

Le prochain coup une grande classique du Vercors... ou bien un petit tour dans les gorges du Verdon... ou ailleurs. A suivre donc.
Pierre