jeudi 21 avril 2011

Il était une voie... (6)

Nous voila de retour pour une nouvelle grande voie. Avouez que ça vous manquait. Non?! Tant pis... en v'la quand même une autre.
Je vous avais promis une voie un peu originale et pour ça retour dans les calanques, dans la foulée du plus célèbre grimpeur de sa génération. "Sur les traces de Gaston" est le nom de ce petit bijou.
Petit quizz
Il s'agit de Gaston:
1. Lagaffe
2. Deferre
3. Rébuffat
Le gagnant sera tiré au sort parmi les bonnes réponses mais ne gagne rien.

Mais revenons à la grimpe.
Première particularité de cette voie: sa localisation. 
Elle se trouve sur l'aiguille de l'Eissadon, magnifique pyramide de calcaire blanc à l'entrée du non moins magnifique cirque du Devenson. Cette aiguille est une quasi île (oui... je sais... on dit une presqu'île mais "quasi île" ça me plait plus!;-)) reliée à la côte par un étroit tas de cailloux - plutôt pourri d'ailleurs - et d'une beauté vraiment exceptionnelle. Voyez plutôt:
L'aiguille vue depuis Et la mer profonde et bleue. La voie traverse vers la gauche, au raz de l'eau, passe dans la face qui regarde le large et monte au sommet de l'aiguille.
Deuxième particularité: le profil de l'itinéraire, qui associe traversée caractéristique des calanques et escalade plus traditionnelle (c'est à dire de bas en haut). 
La première moitié de la voie se déroule plus ou moins à l'horizontale, dans une ambiance et un style ressemblant beaucoup à ce qu'on trouve dans la traversée de la Commune, au socle de la Candelle. 
Traversée dans une ambiance très marine.
Un niveau de difficulté raisonnable(5c max) avec quelques pas un peu rigolos, notamment pour traverser le chenal qui transperce l'aiguille de part en part. A ce sujet il est impératif que la mer soit calme pour faire cette voie. Danger de noyade en cas de forte houle!!! Contrepartie intéressante, en été vous pourrez vous baigner à certains relais. La classe non?

Le chenal. Brrrrrrrrr!!!

L1. Juste avant la traversée du chenal


Encore un petit enjambement au dessus de la flotte. Il faut bien viser!
La seconde partie aboutit au sommet de l'aiguille, une centaine de mètre au dessus des flots, après un parcours très astucieux et particulièrement esthétique. En effet après avoir traversé le chenal au plus près des vagues dans la partie "à gauche toute" de la voie, il faut retraverser ce même chenal, mais cette fois en passant par le plafond! Rassurez vous: on ne passe dans le plafond, mais sur son bord extérieur. C'est pas très difficile, mais l'ambiance est bien présente et les quelques passages de rocher un peu chipseux (spécialité locale: on aime ou on aime pas!) incitent à la vigilance. L'équipement béton et rapproché permet malgré tout d'y aller serein. 
Le chenal depuis le relais au bord du plafond. Passage dans les chips. Miam! Miam!
Une fois passé ce passage un peu austère mais vraiment superbe (en faisant gaffe à ne pas jouer à la bataille navale sur les kayakistes qui fréquentent aussi le chenal. "K2: touché! C1: Coulé!"), il ne reste plus qu'à gravir le mur final: 50 bons mètres de pur bonheur avec un rocher fabuleux truffé de bacs! On aimerait que ça ne s'arrête jamais!


Dans le dernier mur
Une fois que vous aurez terminé la voie, admiré le cadre depuis le sommet, bisé votre compagnon(ne)de cordée ... il ne vous restera plus qu'à descendre en deux rappels de 45 mètres, en faisant gaffe aux chutes de pierres possibles dans le second rappel.
Depuis le pied de l'aiguille, trois possibilités s'offrent à vous pour rejoindre le col de l'Eissadon:
  • Remonter à pied. C'est le plus rapide mais le moins sympa
  • Grimper L'Eperon W de l'Eissadon. Voie historique en terrain d'aventure. Esthétique et pas trop dure
  • Grimper Au tréfonds du passé, très belle voie qui se déroule sur le pilier qui se situe à votre gauche quand vous regardez la mer. Beau calcaire blanc à gouttes d'eau. Un peu plus soutenue dans la difficulté. Personnellement c'est l'option que je trouve la plus chouette, en sortant par Et la mer profonde et bleue (à droite à R4), la dernière longueur étant peu intéressante et en rocher très très très moyen.
Pour ceux que l'aventure intéresse le topo de la voie.

Bonne grimpe
Pierre

mardi 19 avril 2011

Granit en folie

Dimanche 17 avril: du beau granit à côté d'Aubenas. Ca c'est ce qui était annoncé dans le programme des sorties. Il était aussi annoncé que le départ était à 8H30... et ça c'est trop tôt pour certains;-)) "Que vous comprenez si c'est à côté d'Aubenas, c'est pas la peine de se lever si tôt surtout un dimanche, que 10H00 ça suffit et que on se retrouvera sur place!"
Du vert, du jaune... de la grimpe en couleurs.
Au final, les arrivées s'étalant au fil de la matinée (voire même un peu plus tard!), c'est une bonne douzaine de grimpeuses et de grimpeurs qui se sont retrouvés au pied d'un petit bijou de falaise granitique locale, dans une ambiance bucolique et champêtre.
Y'a même une "grande voie".
Plaisir de retrouver cette falaise délaissée pendant l'hiver pour certains, découverte du granit pour d'autre, parfois fort déroutés par le manque de prises crochetantes, ces dernières laissant place à des rondeurs et autres bossettes sur lesquelles le placement des pieds prend une importance toute particulière.  "De l'escalade pour les filles" dixit le président. En langage clair c'est pas pour les bourrins!;-)) Et c'est vrai que là, peu de bacasses sur lesquelles tirer comme un malade, en se disant qu'on arrivera sur d'autres bacasses sur lesquelles tirer comme un fou pour arriver sur les bacasses suivantes... et ainsi de suite jusqu'en haut. Que nenni! !!Si vous avez du bac dites vous que c'est transitoire et que, quelques mètres plus haut, il laissera la place à de la réglette pas franche et à des "chiures" trop petites à votre goût... mais y a pas mieux! Le résultat donne une escalade souvent en finesse, variée, peu traumatisante pour les avant-bras et vraiment très agréable.
Les longueurs se sont succédées à un bon rythme chacun trouvant voie à son chausson, le tout sous le soleil et dans la bonne humeur habituelle.
Un autochtone... qui lui n'a pas besoin de prises crochetantes!
Prochaine sortie: le 15 mai dans le cadre grandiose des gorges de l'Ardèche. Au programme des couennes à partir de 5b et éventuellement des grandes voies... mais un peu plus dures! Chacun trouvera de quoi se faire plaisir sur du rocher parfait (y a plus de prises que dans le granit!;-))), là aussi près d'Aubenas,ce qui, compte tenu des prix du carburant, n'est pas à négliger.
D'ici là profitez des séances du mardi et du jeudi.

Merci à Sylvaine pour les photos.

Pierre

lundi 11 avril 2011

Anticipation!

Suite à une météo très chaleureuse, on a pensé que ça pouvait être sympa d'aller en falaise plus tôt que prévu!

La première sortie aura donc lieu sur la falaise de Balazuc au Barasse : 
mardi 12 avril à partir de 18h .

Chaque grimpeur doit apporter son matériel personnel, tout au moins celui qu'il possède : baudrier, longe, casque, chaussons, assureur et mousquetons à vis, dégaines, corde, un topo pour ceux qui en ont un, et bien sûr de l'eau.
 

Le planning des sorties en falaise de chaque semaine est consultable et téléchargeable dans la rubrique "actu de chez nous".

Pour les ados, le rdv sera pour les premières fois sur le parking de Gimond. Par la suite, si un lieu plus pratique est trouvé, le lieu de rdv changera. Cette année un nombre important d'adolescents devra être transporté,. Nous faisons donc appel aux personnes du club ou à des parents pour faire du co voiturage au moins pour le trajet allr. Une fois sur place, il y a toujours des voitures supplémentaires pour ramener tout le monde.  

LE DÉPART SERA 5 MINUTES PLUS TARD. PASSÉ CE DÉLAI LE PARKING SERA DÉSERT .   

Jusqu'au 21 avril, si la météo est mauvaise nous pourrons retourner en salle. Après cette date, en cas de mauvais temps, la sortie sera annulée. Seule la salle de Montargues reste ouverte à tous les licenciés tous les jours, sous leur propre responsabilité .


Et n'oubliez pas que:
lors d'une sortie club, le port du casque est obligatoire selon le règlement fédéral.

Abel 

mercredi 23 mars 2011

formation canyon dans pisse-vieille

Ce samedi certains  passionnés de canyon ont participé à la formation canyon organisée dans le canyon de "Pisse-Vieille". Le soleil et l'eau claire étaient au RDV. Tout le monde se prepare, verifie son matos, 
c'est à ce moment là qu'en général on pense à ceux qui ne sont pas venus !!!!! avis à ceux qui ne viendraient pas dans les Alpes Maritimes pour la sortie canyon de 3 jours au mois de juin ................à vous de voir !!!


On se prépare et on y va !!
les méandres se succèdent
 en enfilade
 
Tout le monde pose son atelier. La formation continue de tous les côtés
Petit toboggan  .. oui mais pas sur les fesses
Un rappel guidé et installé pour le plus grand plaisir de shannon. A noter à cet endroit l'étroiture du canyon
Pose de la main courante par Camille
La sortie du méandre se termine et la grande cascade finale se devine et s'annonce magique .
Au relais c'est l'un après l'autre que les rappels s'enchaînent, le spectacle est tout autour la beauté de cette cascade vous imprègne et vous entoure de son voile magique  ........on se sent vivre!
Notre petite shannon toute seule sur ca corde   
Le clou du spectacle reste bien sur la sortie de ce canyon  toujours magique quand on a la chance de parcourir celui-ci quand il coule, la descente de la dernière cascade restera dans la mémoire du canyoneur ........à coup sûr !
A faire et à refaire bien-sûr ..... vous ne croyez pas ??????

dimanche 13 mars 2011

Chronique d'un non week-end dans les Calanques

Dimanche 13 mars 2011 - 15H48.
Je devrais, comme un bonne vingtaine d'entre vous, être quelque part dans les Calanques en train de finir une belle voie, clôturant ainsi un superbe week-end dans cet endroit magique. Hé bien non!!! Cette p.... de s.... de m..... de météo en a décidé autrement!
Après de nombreuses tergiversations, de multiples sms et autres appels téléphoniques, cédant devant les caprices de la nature, les (ir?)responsables du club ont, la mort dans l'âme et le coeur triste, annulé la sortie. Mais, me direz-vous, qu'est-ce qu'il va nous raconter puisqu'il n'y a rien à raconter? La question mérite en effet d'être posée... mais vous devez savoir que "c'est pas parce qu'on a rien à dire qu'il faut fermer...".

Donc un petit compte-rendu de ce qu'aurait pu être ce week-end idéal, s'appuyant sur des aventures vraiment vécues, dont certaines très récemment, par un petit veinard (je ne citerai pas de nom par crainte qu'il ne subisse des représailles de la part de quelques aigris-jaloux) qui était descendu grimper dans ce paradis blanc, avec un peu d'avance sur une une horde d'ardescastes affamés de gouttes d'eau et d'air marin.

D'abord nous aurions pu aller grimper à l'aiguille de l'Eissadon et profiter de l'ambiance très marine du secteur,


pendant que d'autres seraient allés découvrir la face sud de la Candelle,


ou la traversée de la commune.


Puis, en cas de vent d'est trop fort, nous aurions rejoint le secteur de la Concave, admirant le dévers monstrueux... de loin!


On aurait peut-être même pu se perdre de nuit, errer dans le maquis à la recherche du rappel salvateur... et finir, comme d'habitude, autour d'une table bruyante et animée, se repassant sans fin le film de le journée.

Tout ça si... si... si... Comme dit mon oncle Raymond: "Si ta tante avait des roues ce serait une caravane!" La nature n'a pas voulu cette fois. Ce n'est que partie remise.
Ceux qui auraient découvert les Calanques devront se contenter de rêver quelques semaines (ou mois) de plus, et ceux qui connaissent peuvent toujours se plonger dans leurs souvenirs. Ils sont certains d'y trouver du soleil!

RDV ... la prochaine fois.

lundi 7 mars 2011

La Rue revient... et pas seulement elle!

Avec le printemps qui approche vont ressurgir les petits désagréments saisonniers.
Parmi eux, outre les hordes de canoës dans les gorges:
Les chenilles processionnaires du pin. Ces charmantes petites bêtes, si mignonnes lorsqu'elles se promènent à la queue leu leu, ne sont à toucher sous aucun prétexte, sous peine de développer des tas de trucs bizarres et peu glamour sur votre belle peau de grimpeur(euse)  musclé(e). Pour vous en convaincre lire cet article.
C'est mignon non?
La rue: jolie petite fleur jaune, aux effets assez peu sexy également. Les gorges de l'Ardèche en regorgent, mais aussi les Calanques, Chauzon... et la plupart des falaises calcaires du sud de la France. Alors faites attention où vous mettez les mains... et le reste! Plus d'infos 

dimanche 27 février 2011

Il était une voie... (5)

Nous revoilà pour une nouvelle découverte.
Retour au calcaire après une escapade sur le granit de l'Oisans. Et quel calcaire! Peut-être le plus beau, le plus compact, le "plus tout" du monde et même d'ailleurs: celui des gorges du Verdon! La Mecque du grimpeur, le royaume du vide qui prend aux tripes, le terrain de jeu des vautours fauves qui vous toisent avec une certaine condescendance (on le sait peu, mais le vautour est condescendant. Si! Si! Je vous assure!). Bref un paradis que tout grimpeur doit avoir fréquenté au moins une fois dans sa vie.
Comme "plus c'est long... plus c'est long!", ce n'est pas une voie, mesdames, messieurs, nooooooooooooooooon! mais deux voies que vous allez (re)découvrir (Le "re" c'est pour les ceusses qui les auraient déjà faites, les veinards!).

Alors en route pour un enchaînement à réserver aux journées suffisamment longues elles aussi, avec deux voies sublimes, à consommer sans modération: Série limitée, à la paroi du Duc et sa voisine d'en face, L'empreinte des millénaires au début de la paroi de l'Escalès.

La tyrolienne qui permet de traverser le Verdon
L'idée d'enchaîner ces deux voies n'est pas de moi. Ma dinguerie a ses limites!;-) La veille, après moult hésitations, plongés dans les topos, je vois les yeux de mon ami Yo (grand spécialiste du Verdon et des Calanques réunis) qui se mettent à clignoter, ses oreilles qui frétillent et sa barbe qui frise: "Si on enchaînait Série limitée et l'Empreinte des millénaires? Ce serait chouette non?!". Je me dis:"Il est tard, il est fatigué... il ne sait plus ce qu'il dit." Mais bon... je suis invité alors poliment (mais timidement) je réponds: "Si tu veux". Erreur fatale!!! Réveil 6H00 (déjà ça c'est pas raisonnable! Il pourrait pas habiter sur place!?) et début d'une longue journée. Départ du parking 8H00. Retour au parking 12 heures plus tard. Vous avez bien lu: 12 heures!!! La moitié de 24 heures, avec un baudrier sur les fesses, pour 18 longueurs d'escalade (soit 510 mètres de caillou), 8 rappels, deux traversées du Verdon sur une tyrolienne et un peu de marche, sans oublier de manger un sandwich entre les deux voies. A titre indicatif nous avons mis 4h00 pour faire "Série limitée" et 4H15 pour "l'Empreinte des millénaires", en grimpant en réversible.

Première longueur (superbe!) de la journée... Après celle-là il n'en reste que 17!
 
L6 de Série limitée. Des gouttes d'eau de rêve!
Sans entrer dans le détail des itinéraires (pour ça, voir le topo de la première et celui de la deuxième) vous devez juste savoir que ces deux voies sont absolument magnifiques! Le rocher est exceptionnel partout et la grimpe fantastique, dans l'ambiance toujours magique du Verdon, même si le vide est un peu moins présent que dans d'autres secteurs. 

La fin du printemps ou le début de l'automne sont les périodes les plus propices, les températures étant idéales. La paroi du Duc, sur laquelle se déroule "Série limitée" résurge assez longtemps après des pluies. L'enchaînement peut se faire dans n'importe quel ordre, mais l'itinéraire présenté ici est le plus logique en terme de déplacement et permet de grimper quasiment tout le temps à l'ombre ce qui est appréciable compte tenu du nombre de longueurs. 

L'ambiance devient sympa dans L5 de l'Empreinte des millénaires!
Dernier détail pratique: pour accéder (et en revenir, si tout va bien) à l'Empreinte des millénaires, on emprunte des tunnels sombres et angoissants. Une frontale n'est donc pas inutile.

Pour notre prochain voyage vertical, j'essaie de vous trouver quelque chose d'original. Mais si vous en avez marre vous me le dites!

D'ici là grimpez!!!

Pierre

PS: Si quelqu'un peut me dire combien ça fait de prises à tenir, 510 mètres d'escalade, la bière est pour moi!

jeudi 24 février 2011

Le blog pour les nuls...

... donc ça ne vous concerne pas!

Mais bon... au cas où vous reviendriez d'un coma profond, d'un séjour sur Mars, que vous ayez été victime d'une amnésie temporaire ou que, tout simplement, vous découvriez notre extraordinaire club, voila le mode d'emploi de ce Blog que le monde entier nous envie.

11 pages d'infos et de photos, pour tout savoir sur la vie du club et l'actualité grimpante locale, voire extra-locale. Chaque page est accessible en cliquant sur l'onglet correspondant en haut de la page affichée.

Petit tour du propriétaire:
Le blog à nous. Ben... vous y êtes alors vous savez l'essentiel. C'est le cœur du blog, la page principale, incontournable, au sujets divers et variés mais toujours passionnants.
Où, quand, comment: les horaires, les lieux d'entraînement, les tarifs. Très pratique et ne changeant qu'une fois par an en principe.
On sort dimanche: le programme des sorties dominicales et des week-ends de légende. Pour faire des projets et faire en sorte que vos repas de famille tombent à d'autres dates.
Actu de chez nous: les évènements du club. A regarder régulièrement pour ne rien manquer d'une session "démontage de prises" ou d'un apéro.
Le projet SAE: non! ce n'est pas le titre d'un BD de Black et Mortimer, mais bien le moyen de suivre pas à pas l'évolution de ce projet majeur pour le club.
Documents administratifs: tout pour s'affilier au club, télécharger le programme des sorties, avoir accès aux comptes-rendus des réunions de bureau... au cas où vous douteriez que le bureau bosse pour vous.
Tofs de membres (hyper)actifs: OK c'est un peu narcissique, mais tant pis! On bouge et on le montre!
Actu de chez les autres: pour tout (ou presque) savoir de ce qui se passe chez nos potes des autres clubs, au CDFFME et dans la grimpe ardéchoise en général.
En plus du topo: le topo de l'escalade en Ardèche est sorti il y a quelques temps maintenant et depuis, de nouvelles voies (couennes et grandes voies) ont vu le jour, dans les gorges de l'Ardèche notamment. Un certain nombre des ces voies sont recensées pour vous dans cette page.
Nous contacter: c'est clair non? Les coordonnées du club et de certain des membres du bureau, avec un trombinoscope pour ne pas confondre le président et la trésorière.
Sites web à visiter: vous pouvez avoir envie de visiter d'autres sites ou blogs sur l'escalade, le canyon... Une sélection non exhaustive mais très réfléchie de sites intéressants.

Dernière chose: ce Blog est le votre. Donc si vous avez des informations, des articles sur la grimpe et son environnement, des textes drôles, tendres, intelligents (ils sont pas obligés d'être tout ça à la fois;-)) etc... n'hésitez pas à nous les communiquer. Nous les mettrons en ligne pour que tout le monde puisse en profiter. 
Pour ça vous pouvez utiliser le mail du club (ardescalade07@gmail.com) ou mon mail perso (pierre-nivon@bbox.fr)
Le haut du pilier d'Autridge ceint d'un double Arc en ciel

Bonne navigation!

vendredi 11 février 2011

Coups de soleil à Buis les Baronnies

Dimanche dernier c'était un peu la reprise "officielle" en falaise pour Ardesca.
Après une période d'hibernation au cours de laquelle la pratique clubesque s'apparente à la gymnastique du hamster dans sa cage (main droite sur le bleue, pied droit sur l'autre bleue, main gauche sur... la bleue de gauche et pied gauche sur... allez... un effort... une autre bleue! Gagné!!!) Pffffffffffff!!! Ca fait travailler les neurones l'escalade! Je suis épuisé, moi!

Mais revenons à l'escalade, la vraie.
Donc comme j'allais vous dire avant une digression saugrenue, une quinzaine de grimpeurs motivés (z'et matinaux) se sont retrouvés au rocher Saint-Julien pour une journée superbe.

Le rocher Saint-Julien c'est ça! On dirait pas mais ça fait 100 mètres de haut... et c'est beau!
Après le moment toujours amusant de la composition des cordées (j'en connais qui choisissent toujours judicieusement leurs compagnon(e)s de cordée... mais je citerai pas de nom, des fois qu'il y aurait le mien dans la liste) c'est parti pour les différentes voies, en fonction de son envie et du niveau de la cordée.
Tout était réuni pour que la journée se passe merveilleusement bien: une météo de rêve, un site superbe avec vue sur le Ventoux enneigé, un rocher compact et excellent...

Tout le monde s'est régalé!

Pour certains c'était l'occasion de découvrir le plaisir des grandes voies, le site s'y prêtant à merveille. La hauteur relativement modeste de la falaise (100 mètres en moyenne) permet une approche pas trop aérienne des longueurs "d'au dessus du relais", tout en offrant toute la gamme des situations qu'on rencontre en grande voie: leader perdu de vue, relais plus ou moins confortables, descentes en rappel...


Retour aux voitures à la frontale (ben oui! Quand on est sur un site aussi sympa, on en profite jusqu'au bout), après avoir dégusté un verre de vin apporté par notre Président (que lui on veut le garder longtemps) et une seule envie pour tout le monde: remettre ça... peut-être dans les Calanques dans un mois. D'ici là allez grimper et n'oubliez pas les séances de formation à l'installation des relais en grande voie les 1er et 3 mars.

Entre temps vous pouvez aussi revoir la liste du matériel de GV  et/ou piocher des idées pour vos futures aventures vertigineuses en cliquant ici.

C'est le moment de sortir les frontales
Merci à Fred pour les photos.

samedi 5 février 2011

Quel matériel prendre en grande voie?

Vous avez lu les différents "Il était une voie..." et cette fois c'est décidé: vous partez en grande voie! Mais un doute vous habite: quel matos dois-je prendre?
Pas de panique! Le Blog à nous est là pour tout vous dire.


Précision préalable: on va parler dans cet article uniquement du matériel nécessaire pour une voie équipée entièrement. Le terrain d'aventure est un autre sujet. Autre précision, si vous avez des années de pratique de la grande voie, cet article risque de ne pas vous apprendre grand chose. Vous êtes autorisé à ne pas le lire;-).


Alors allons y!


Je pars du principe que vous n'oublierez pas le baudrier confortable (avec longe!) et les chaussons, eux aussi confortables (C'est parfois long une grande voie!) dont vous ne pourrez de toute façon pas vous passer.


> Une corde à double ou corde de rappel.
Indispensable pour plusieurs raisons.
1. Elle permet de descendre en rappel. Ce n'est pas toujours obligatoire puisque de nombreuses grandes voies ne nécessitent de rappel ni pour l'accès ni pour le retour, mais en cas de souci dans la voie (changement de temps, problème technique ou coup de fatigue...) c'est une sécurité dont on ne peut pas se passer.
2. Autre utilité: la gestion du tirage. Il n'est pas rare que l'itinéraire zigzague et si vous pouvez alterner le mousquetonnage des brins, vous risquez moins de vous trouver à tirer un âne mort!  Essayez: vous verrez que c'est fatigant!
3. Si vous abîmez un brin (chute de pierre, choc sur une arête...) il vous en reste toujours un intact. 


La longueur idéale est 2X50 mètres. Un seul brin ou deux brins séparés... il y a deux écoles, chaque système ayant ses défenseurs. Moi j'ai opté pour deux brins mais bon... chacun voit.


> Les dégaines
Leur nombre peut varier, mais avec 16 vous devez en principe passer partout. Prévoir d'en avoir 3 ou 4 plus longues (voire réglables avec des anneaux de sangles) pour gérer le tirage (voir ci-dessus).


> Un assureur / descendeur
Là aussi deux écoles s'affrontent: un appareil qui fait les deux ou deux engins. Perso je suis un adepte de l'ATC Guide qui sert à assurer un leader, un second depuis le relais (système autobloquant) et à descendre en rappel. Le Reverso et d'autres font le même usage. Mais il y a aussi l'option huit (pour descendre et assurer un leader) + plaquette pour assurer le second en autobloquant. Faite vos choix! 


> Un système autobloquant: ficelou pour faire un noeud de prussik (ou un machard) ou bien un Shunt. C'est comme vous préférez mais l'idéal étant d'avoir deux systèmes (deux Shunts c'est lourd et cher). Il faut en effet être capable de remonter sur la corde en cas de besoin (rappel coincé, relais de descente sauté...).


> Deux anneaux de sangle (120 cm) que vous portez en anneau de buste ou rangés au baudrier. Ils peuvent servir à faire un relais sur un arbre, une pédale dans un passage délicat, aider votre second un peu juste dans un pas...


> Deux mousquetons à vis (en plus de celui de votre système d'assurage/descendeur). Ils permettent notamment d'installer des relais sûrs.


> Un petit sac à dos avec de quoi boire, de quoi manger et un coupe-vent/polaire. Une grande voie, comme son nom l'indique, va vous prendre du temps. Compter une demi heure minimum par longueur dans une voie bien à votre niveau, que vous ne connaissez pas. Il faut donc avoir de quoi faire tourner le moteur;-)) Une frontale au fond du sac peut toujours servir.  


> En option:  un jeu de petits coinceurs câblés peut rendre service, à condition de savoir les poser...  et bien évidemment: l'indispensable, obligatoire, incontournable CASQUE!!! OK! Il y a des modèles plus confortables maintenant;-)).

ATTENTION!: un apprentissage est nécessaire avant de se lancer en grand voie. Si vous n'avez jamais posé vos chaussons au delà du premier relais rencontré, faites vous accompagner par quelqu'un d'expérimenté. Ca vous évitera des galères toujours désagréables, voire dangereuses. Les sorties du club (calanques, gorges de l'Ardèche...) sont là pour ça. Installer un relais confortable et sûr, installer un mouflage pour aider son second... tout ça s'apprend.


Au-delà des contraintes de matériels l'un des éléments clés de la sécurité est la capacité à grimper sans perdre de temps. Il est donc nécessaire:
1. De choisir des itinéraires à votre niveau et gardez vous de la marge: un 6a en couenne à 15 mètres du sol entre deux pauses casse-croûte et un 6a à 250 mètres du sol avec 3 ou 4 heures de grimpe dans les bras, le soleil qui chauffe ou le froid qui tombe, ben... c'est pas la même chose!
2. De parfaitement maîtriser l'installation des relais (perdre 5 minutes par relais quand il y en a une douzaine, faites le calcul).
3. D'éviter les sacs de nœuds avec les cordes;-)).


Dernière chose: pensez à potasser le topo avant de partir, aussi bien pour l'itinéraire lui-même que pour l'accès et le retour, parfois pas si simples.


Une fois toutes ces précautions prises et votre sortie bien préparée, à vous la grimpe plus haut que les avions...




... les relais qui font mal aux genoux...




... et les rappels démoniaques!


Bonne grimpe!
Pierre